Romains 5:10
(Annotée Neuchâtel)
Romains 5:10
Car si, lorsque nous étions ses ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ;
Références croisées
5:10 Rm 8:7, 2Co 5:18-19, 2Co 5:21, Col 1:20-21, Rm 5:11, Rm 8:32, Lv 6:30, 2Ch 29:24, Ez 45:20, Dn 9:24, Ep 2:16, He 2:17, Jn 5:26, Jn 6:40, Jn 6:57, Jn 10:28-29, Jn 11:25-26, Jn 14:19, 2Co 4:10-11, Col 3:3-4, He 7:25, Ap 1:18Réciproques : Lv 8:15, Lv 9:18, Lv 14:6, Lv 23:28, Nb 16:46, Dt 27:7, Ps 138:8, Ez 45:15, Ml 3:6, Lc 11:13, Lc 22:32, Jn 3:16, Jn 6:47, Jn 14:27, Rm 5:2, Rm 5:9, Rm 8:6, Rm 8:17, Rm 11:15, 1Co 15:17, Ep 2:5, Ep 2:13, 1Th 1:10, He 9:15, Jc 4:4, 1P 1:3, 1P 2:4
Notes de la Bible Annotée Neuchâtel
A savoir : les notes ne font PAS partie du texte biblique. Plus d'informationsRomains 5
- 5.10 Car si, lorsque nous étions ses ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à bien plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie ; L'apôtre confirme (car) sa conclusion sur l'assurance du salut, en faisant intervenir une idée nouvelle, celle de notre réconciliation avec Dieu.
Il nous présente, non plus seulement comme des êtres "sans force," comme des "pécheurs," mais comme des ennemis de Dieu ; ce qui donne plus de poids encore à sa conclusion : à plus forte raison.
Ennemis de Dieu, nous sommes non seulement "justifiés," (verset 9
) mais réconciliés.
En outre, il appelle Christ le Fils de Dieu, ce qui fait ressortir le prix de sa mort, et il précise l'idée que nous sommes "sauvés par lui," (verset 9
) en ajoutant : nous sommes sauvés par sa vie.
- Ennemis, nous le sommes par nature, non seulement en tant que nous avons, à l'égard de Dieu, la disposition hostile de révoltés, mais en tant que nous sommes les objets de la réprobation de Dieu et de sa "colère," (Romains 1.18
, note) des "enfants de colère par nature." (Ephésiens 2.3
)
La réconciliation, qui nous rétablit dans la relation normale de "la paix avec Dieu," (verset 1
) consiste avant tout à enlever l'obstacle qui empêche Dieu de donner libre cours à sa miséricorde envers nous. Dieu accepte le sacrifice que Christ a offert en mourant pour notre péché. Et son amour immuable peut dès lors, sans porter atteinte à sa sainteté, se déployer envers le pécheur.
Cette réconciliation avec Dieu opère un changement radical dans les dispositions du pécheur envers Dieu : son cœur charnel, rebelle, ennemi de Dieu, se rend à discrétion par la repentance, il accepte sa délivrance comme une grâce. il revient à Dieu comme à son Père, il est pénétré de reconnaissance et d'amour ; sa communion avec Dieu, détruite par le péché, est rétablie.
Ce côté de l'œuvre de la réconciliation est dépeint dans l'inimitable parabole de l'enfant prodigue. (Luc 15.11
et suivants)
On comprend dès lors toute la force du raisonnement de l'apôtre pour fonder l'assurance du salut : si, d'ennemis, nous avons été réconciliés, à plus forte raison...
Et ce contraste n'est pas le seul ; il en est un autre, tout aussi frappant, celui de la mort de Christ et de sa vie.
Quelques interprètes limitent la portée de ce dernier terme, en l'appliquant seulement à la vie glorifiée dont Christ vit actuellement dans le ciel, et dans laquelle il doit introduire ses fidèles au dernier jour.
Mais Paul enseigne que Christ agit du haut du ciel sur les âmes de ceux qui croient en lui, qu'il vit en eux, qu'il des affranchit ainsi du péché et les sanctifie.
Pourquoi cette action de Christ en nous ne serait elle pas mentionnée ici à côté de l'œuvre que Christ a accomplie en mourant pour nous ? Elle est un élément capital du développement qui conduit le croyant au but glorieux de sa rédemption (comparezRomains 4.24,25
, notes, et surtoutRomains 6.4 ; 8.2
).
Le chrétien, réconcilié avec Dieu par la mort de Christ, a besoin encore de forces nouvelles pour achever sa sanctification, d'une vie divine qui lui soit communiquée.
Or la source lui en est ouverte dans la résurrection de Jésus-Christ, par laquelle le péché et la mort ont été vaincus. Christ l'attire à lui, le fait entrer dans une communion vivante avec lui. sa vie devient la vie de chacun des membres de son corps. C'est là ce qui leur assure la pleine victoire, le salut définitif.
Nous trouvons ainsi indiquée, déjà dans notre passage, la pensée profonde que l'apôtre développera àRomains 6
, où il nous montrera le croyant uni à Christ par sa foi, de telle sorte que la mort, la sépulture, la résurrection de Christ et son entrée dans la gloire deviennent autant de phases de l'expérience spirituelle de celui qui "a été fait une même plante avec lui." (Romains 6.1-11
, notes)